23 ou 27/28 ?
Je termine le processus de répartition de la dotation horaire globalisée dans l'établissement et je suis, pour le moins, perplexe.
Dans le cadre qui nous était donné nous avions réussi à élaborer une proposition « volontariste ». Elle comprenait des moyens complémentaires sur trois niveaux en mathématiques et français, des groupes en sciences sur les niveaux de 6ème et de 5ème et, cerise sur le gâteau, nous pouvions envisager de nous engager dans une démarche d’anticipation des langues sur le niveau 5ème. La commission permanente trouve la démarche et la proposition intéressantes. Et puis entre cette rencontre et le conseil d’administration, je sens les « choses » évoluer, la salle des professeurs bruisse puis « on » vient me voir et là tout s’éclaire !
Pour arriver à construire cette proposition j’avais envisagé une structure qui amenait les classes de 4ème et de 3ème à avoir entre 27 et 29 élèves… Et la proposition qui m’était demandé d’envisager consistait à créer une division supplémentaire en 4ème !
D’où ma perplexité !
Qu’est-ce qui semble le plus pertinent ? Réduire la taille de groupes classes à 22 pour un niveau sans rien pouvoir installer sur les autres ou bien forcer les effectifs et permettre d’organiser des accompagnements sur trois niveaux et initier une démarche dans un domaine ?
J’aimerais croire qu’avec de tels effectifs les collègues mettront en place une démarche d’accompagnement permettant la réussite du plus grand nombre mais je suis sceptique ! Par ailleurs, là on mise tout sur un niveau et on « laisse » les autres… Moi, cela m’interroge.
Alors, j’espère vraiment deux choses :
1- 1 - Qu’il y ait une vraie volonté de mettre en place une démarche particulière sur ce niveau,
2- 2 - Que cette demande ne masque pas une crainte de la nouveauté.
Sinon on serait passé à côté d’une réelle opportunité qui aurait permis de contribuer à donner une vraie « personnalité » à l’établissement. Vraiment dommage…
Est-ce vraiment trop demander que de chercher à voir plus large ? Sommes-nous « condamner » à rester (stagner ?) dans nos conformismes ?