Vers une école du socle commun ?
L’Education nationale et particulièrement son fonctionnement, reste dans l’actualité. Cinq députés, parmi lesquels Jacques Grosperrin et Frédéric Reiss auteurs de rapport sur l’éducation, ont déposé un projet de loi très court visant la création, à titre expérimental, d’écoles du socle commun.
Si l’idée était dans « l’air du temps » puisque des documents aussi divers que des rapports parlementaires, du HCE et du concours de personnel de direction de l’Education nationale l’évoquaient, c’est là, le premier élément tangible de recherche de mise en œuvre de cette idée. Il reste maintenant à voir comment les élus se saisiront de cette question et quelle suite ils veulent lui donner. Les discussions risquent fort d’être animées…
Au-delà donc, de l’idée initiale et du caractère simpliste, apparent, de cette proposition de loi, le chantier est très vaste. Réunir dans une structure unique « des classes du premier degré et de classes du premier cycle du second degré, le cas échéant en intégrant les classes d’un collège et d’une ou plusieurs écoles élémentaires situées dans le secteur de recrutement de ce collège. » est un projet d’ampleur. Il propose de réunir des structures au fonctionnement et aux cultures bien différents même si elles relèvent d’un même ministère !
Faire travailler ensemble des enseignants du premier et du second degré ce n’est pas « gagné » d’avance !
Quand, de surcroît, les lieux sont distincts, cela relève de la gageure… Mais après tout, le défi, la démarche sont intéressants !
J’ai, personnellement, l’envie de croire à sa réalisation. Enfin, une mesure concrète de mise en œuvre du socle commun dans un cadre cohérent et unique. N’en déplaise à certains esprits chagrins, le socle commun correspond à un véritable projet et n’est pas enterré.
Une demande, malgré tout, que cette expérimentation ne se fasse pas dans l’urgence et dans l’injonction.
Le sujet est trop important pour que nous ne prenions pas un vrai temps de réflexion et de mise en œuvre. J’espère aussi ne pas voir apparaître un blocage de principe de la part d’intervenants dans le processus (députés, sénateurs, élus locaux, représentants professionnels). Nous passerions là à côté d’une démarche qui mérite mieux que les caricatures et les oppositions idéologiques primaires.
Alors, oui, je vais suivre ce débat et espère avoir l’opportunité de travailler dans une de ces écoles dans un avenir pas trop lointain.