Enseignement professionnel : au coeur des enjeux ?

Publié le par perdir01

Deux éléments retiennent aujourd'hui mon attention. Ils sont de natures différentes mais se rejoignent malgré tout auour de la thématique de l'enseignement professionnel. Il s'agit de la table ronde organisée par la mission Carle du Sénat et l'association des régions de France qui publie un document sur un éventuel acte III de décentralisation.

 

D'un côté on discute de la vision qu'ont les entreprises de l'enseignement. De l'autre on voit l'intérêt que portent les régions à la formation professionnelle.

 

Les représentants du patronat n'ont pas une vision uniforme de l'enseignement. Les représentants des PME ne souhaitent pas qu'il y ait un trop grand allongement des études et priviligieraient bien les filières courtes amenant la maîtrise de gestes professionnels. Ceux parlant au nom des grandes entreprises envisagent eux, au contraire, des jeunes les plus diplômés possibles. En revanche, ils se retrouvent tous pour mettre en avant la voie de l'apprentissage même s'ils demandent de la souplesse dans la durée des contrats (ce qui est assez antinomique avec une durée de formation nécessaire à l'obtention d'un diplôme quel qu'il soit !).

 

Les élus régionaux pour leur part souhaiteraient voir leur compétence élargie dans le domaine de la formation professionnelle. Ils aimeraient que l'Etat n'ait plus son mot à dire dans la définition des cartes de formation. Ils voudraient avoir la main, à la fois, sur les lycées professionnels de l'Education Nationale ainsi que sur les lycées agricoles. Quand on connaît la coloration politique majoritaire de ces assemblées régionales, onn sourit un peu. Ne s'agit-il pas des mêmes élus qui défendent envers et contre tout une éducation NATIONALE avec un cadrage NATIONAL avec une implication forte de l'ETAT ? Là il me semble que l'on vire franchement à un émiettement de cet enseignement.

 

Malgré tout, si maintenant on met les deux événements en lien, cela prend sens.

 

Faut-il encore une formation initiale profesionnelle sous statut scolaire ?

 

Faut-il alors maintenir des lycées professionnels ?

 

On peut très bien imaginer un réseau plus dense de centres de formation d'apprentis avec une double implication des chambres et syndicats professionnels en lien avec les assemblées régionales... On reviendrai,t en quelque sorte, près de 50 ans en arrière quand l'Education nationale se préoccupait quasiment exclusivement de la formation dite générale avant de s'engager dans la mise en place des CET (devenus LEP et LP aujourd'hui).

 

Qui a dit que l'histoire était un éternel recommencement ?

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Publié dans Education

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