Remplacement et recrutement (1)

Publié le par perdir01

Il est une question récurrente au sein de notre ministère, celui du remplacement. J’y ajouterais celui du recrutement.

 

Ce sujet fait depuis plusieurs années la une de l’actualité en donnant l’impression de prendre chaque année plus d’ampleur. S’il est vrai que la situation se tend actuellement il me paraît intéressant de faire le point sur quelques éléments autour de cette question.

 

Une des clefs de lecture de ce problème provient probablement du fait du lien très fort de notre secteur d’activité avec les autres. Je m’explique. En cas de perturbation cela entraine tout de suite des conséquences ailleurs. Il faut prévoir des solutions de garde pour les plus jeunes avec parfois des impossibilités et donc poser des arrêts de travail avec ce que cela engendre.

 

Ces absences perturbent la formation de NOS enfants ce qui nous touchent le plus directement… Avec la situation économique actuelle il y a probablement un surinvestissement autour de cette question.

 

Toutefois je vois des éléments qui permettent de mieux percevoir la complexité de cette thématique.

Nous parlons de personnes humaines avec toute la complexité que cela suppose et tout l’aléatoire que cela engendre. Il est difficile, par exemple, de prévoir les aléas de santé. On ne peut pas imaginer non plus de placer un(e) remplaçant(e) à côté de chaque enseignant(e). Et encore, même dans cette configuration, il n’est pas dit que les deux ne seront pas malades au même moment !

 

Ensuite, comment définir le nombre de personnes à affecter à ces missions de remplacement ? Pour le coup, si dans le premier degré, c’est relativement simple puisqu’il n’y a qu’un profil d’enseignant mais dans le second ?! Il faut répartir les moyens de remplacement en fonction des disciplines.

 

Une fois cette première répartition réalisée, il faut encore organiser la distribution géographique de ces personnels ! Et là, cela se complexifie encore. Dans le premier degré on a des remplaçants de « proximité » pour des interventions de courte durée et d’autres pour les longues durées. Dans le second degré les enseignants remplaçants sont affectés sur des zones géographiques définies qu’il est très difficile d’élargir… Elément à combiner avec celui évoqué précédemment de la diversité des disciplines et des statuts !

 

On comprend vite alors les difficultés pour prévoir, organiser les remplacements.

 

Encore n’a-t-on pas parlé de la gestion, pour les remplaçants, des changements constants de lieu, de classes, de niveaux ! Ce n’est pas neutre et cela mérite de s’y attarder…

 

Enfin, il faut garder en mémoire les contraintes économiques…

 

A suivre !

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Publié dans Education

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